29.10.2009

Ligne 4

Ce livre me porte chance. Je l'aiiime. Ca tombe bien, j'ai choisi de rendre mon projet de fin de semestre dessus. (en théâtre américan)

Ce soir, je rentrais du boulot, où j'avais fait regarder "Paranoid Park" à mon élève préféré, celui qui fait du Skate à Colon avec ses copains de son école privée. J'ai échangé quelques sourires amusés pour ceci ou cela avec ma voisine de métro, et puis j'ai bouquiné.  En général, j'ouvre toujours mes bouquins en grand, je me fiche pas mal des gens qui pourraient en lire le titre, mais là, "Angels in America, a gay fantasy on national themes", je le sentais mal, et puis aux yeux des incultes, j'ai pas envie de passer pour une lesbienne qui lit des trucs d'homos. (j'aime pas ça).

Donc je lisais mon bouquin retourné (je sais pas si tu vois ce que je veux dire?) de sorte qu'en face de mes yeux, je n'avais qu'une page, et de l'autre côté, une autre page de texte. Comme ça tiens :

 

 

Photo 32.jpg

 

Et là j'ai senti un regard par dessus mon épaule. C'était la fille des sourires.

En anglais, elle me demande quelle pièce est-ce-que je lis. Je réponds, lui montre la couverture, lui vends très mal l'oeuvre en essayant de la lui décrire. Pour me rattraper je dis qu'il a eu le prix Pulitzer et que franchement, c'est super.

Elle m'a aussi demandé si j'étais Américaine ou Anglaise, elle avait l'air vraiment chouette cette fille, alors sans même penser qu'elle venait de me faire un putain de compliment, j'ai répondu toute honteuse que je suis française. Vraiment, j'avais honte de ma nationalité. Elle, elle est Londonienne et fait un stage ici, tiens, elle a aussi un piercing à la langue, je viens de le remarquer.

On passe ma station, évidement je ne suis pas descendue, elle me demande où j'habite. Plutôt que de lui avouer que j'étais restée exprès pour elle, j'ai vaguement dit que j'habitais la parrallèle à Fuencaral. En vrai, je suis sûre qu'elle avait remarqué que j'avais manqué ma station, j'ai vraiment dû avoir un air hésitant lorsque la sonnerie de fermeture des portes a retenti.

Elle vit à Arguelles, elle. J'ai encore hésité, mais je suis descendue à Bilbao, deux stations avant la sienne. Elle m'a dit que c'était chouette de m'avoir parlé, et "See you". J'ai dit "See you" and I meant it.

Commentaires

Ca doit être bien de pouvoir parler comme ça à des gens. Tu les connais pas mais vous causez bien. CooL !

Ecrit par : Thé Citron | 07.11.2009

En allant à l'aéroport j'ai discuté avec une fille aussi, elle vient de je-ne-sais-quelle île et est en Espagne pour six mois, on a passé une demi-heure (attente du métro puis jusqu'à sa station, 2 avant l'aeropuerto) à discuter des différences entre son île, l'Espagne, et l'Angleterre.
Franchement, c'est trop bien Madrid !

Ecrit par : Araigne | 16.11.2009

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