03.06.2009
Rencontre
Je bade, je bade, je bade.
En rentrant de chez A-C, au téléphone, j'ai croisé la théâtreuse d'impro à qui j'avais broyé la main en attendant que la morphine fasse effet et que ma rotule se remette en place. Lesbienne, pas trop mal, talentueuse, la bougresse a bien du occuper mon esprit pendant 6 mois après cet épisode. Et puis bon, la lesbienne avait accessoirement 10 ans de plus que moi et une copine, j'ai fini par me faire une raison. Et alors que j'espère vraiment passer mes derniers jours ici, voilà que je la croise. Je ne sais pas si elle m'a vue, mais j'ai eu envie de pleurer, et j'ai tiré la gueule une bonne partie du reste de la soirée.
Quand je vais au Rafiot, je pense à Cha. Les quais, c'était chez Aude et Marion. En face de la Salamandre, Antoine. Fustel. L'Arbois, la Lanterne et un pas de porte près du Korrigan, c'est Caroline. L'Orangerie, l'ambassade de Russie. La Taverne française rime avec Marillon. Les différents endroits où j'ai travaillé. La Petite France et les balançoires, la table de pique-nique et le rosé bu à la bouteille. Les Apéro Tonneau chez Jeannette avec Sophie. L'artich' avec Lauriane. Les Halles avec Sélia. L'atelier du Grand-Père, c'est Sarah. Les Frères Berthom, Gwen. Le Trolley, Aziliz, quand elle était venue à Strasbourg. Le Chariot, c'est la LOLITA. Le Trou, c'est Juliette, Guillaume et Laura, le Mac Carthy aussi d'ailleurs, Juliette et Guillaume surtout. La Grotte, beaucoup de souvenirs, la théâtreuse talentueuse que j'ai revue ce soir, Cha et un fou rire de folles "Comment va ta rotule?", Cath, Elisa avant que je me rende compte qu'elle était trop conne, ma bêtise à moi.
Et pourtant non, je ne suis toujours pas rentrée dans cette fichue cathédrale, et ça me saoûle leur délire de laster tag jeudi. J'aurais presque envie de me retrouver à nouveau dans le Sud, à regretter "le temps où". Au moins celui là est révolu. J'aimerais ne plus me sentir gênée pour trois mots échangés alors que ce genre de choses ne se discutent pas. J'aimerais que le temps passe plus vite et m'en aller. J'aimerais arrêter d'avoir le mot "rattrapages" à la bouche. J'aimerais ne pas y être.
Au fait, j'ai perdu 5 kilos mais ça ne se voit pas et je rebosse à la boulangerie depuis samedi. D'ailleurs, j'ai pas über envie d'y aller demain.
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Commentaires
Oh la vache, je me souviens d'elle.
Putain, c'est dur de tourner des pages.
Ecrit par : caro | 03.06.2009
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