03.08.2007
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Enfermée chez moi, je pourrais hurler mon désespoir tant que je le voudrais, inonder mes draps de tous les litres de larmes qui commençaient à débouler, m'arracher la peau,des mains et du visage par lambeaux entiers, faire des confettis de mes souvenirs, balancer à la poubelle mes disques de Celine dion et de Johnny - je veux dire,si j'en avais eu - enfin faire tout ce qui pourrait me calmer.
Je suis arrivée chez moi épuisée. Epuisée par ma journée, hier soir, et mes sanglots. A plusieurs reprises, sur le trajet j'avais regardé derrière moi en espérant qu'elle se soit lancée à ma poursuite, qu'elle soit venue, finallement. Elle m'aurait rattrapée là,près de la rue de l'hostellerie Saint antoine ou sur la place principale et m'aurait serrée dans ses bras. Sans un mot, elle m'aurait prise dans ses bras, et embrassée dans le cou. Comme cette fois, à la Gare du Nord,que je n'oublierai jamais.
Là, j'aurais senti ses larmes - non,pas sa transpiration,ses larmes! - et pour finir elle m'aurait annoncé qu'elle s'était trompée,qu'elle m'aimait. **
C'est ça, oui... puis le héros embrasse - avec la langue - sa chérie d'amour. La caméra zoome arrière pour les laisser vivre pleinement et tranquillement cet immense moment de tendresse, "The End" apparaît sur l'écran, puis le générique de fin, et la salle s'allume pour laisser sortir les spectateurs engourdis et émus.
C'est dans les contes de fées que les chevaliers débarquent sur des pur-sang blancs pour enlever des princesses... Dans les contes de fées, dans les vieux films en noir et blanc ou dans les mauvais romans... pas dans vie.
Si je me suis assise devant ce porche rue Séré de Rivière, c'est pour appeler ma future colloc' en pleurant, pour lui raconter ôôô combien de souffrais et me sentais seule. C., je savais parfaitement qu'elle ne viendrait pas.
L'avantage c'est que je me dis que j'ai de super potes, ou qu'il peut encore m'arriver des trucs biens. Hier soir en rentrant un peu pompette du parc, un type sympa mais pas lourd du tout est venu me parler, ça fait toujours plaisir,et je n'ai pas pleuré ensuite, sur le chemin du retour. Je lui dois au moins ça. Si je le revois un jour à la crêperie (il habite tout près et juste en face du salon de thé où je bossais l'année dernière), je lui fais un grand sourire.
** : Faute de ça,elle m'a demandé d'oublier qu'elle m'aimait.
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Vendredi matin, l'empereur,sa femme et le petit prince..
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